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CAFES MTD & CAFES DOCTORANTS

 

JEU
14
NOV

De 11h00 à 12h00, en salle Saltus.

Quentin Grislain (Cirad/UMR TETIS) présentera sa thèse s'intitulant :

"Le rôle des observatoires fonciers au sein de l'arène de gouvernance foncière. Mise en perspective de trois études de cas en Afrique.”

Résumé : 

Ces dernières décennies, les observatoires se sont multipliés (Tonneau et al, 2017). Le terme « observatoire » désigne à l’origine un dispositif dédié à la compréhension et à la prédiction d’un phénomène physique (Piron et al, 1996).
Par extension, le terme a été utilisé pour des dispositifs d’observation souvent créés par des institutions Étatiques ou des collectivités territoriales afin de suivre l'évolution d'un phénomène économique ou social (observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion, observatoire de l’endettement des ménages, observatoire du racisme, observatoire national de la délinquance, etc.) et pour pallier « un déficit manifeste de connaissance ou d’expertise » (Jospin, 1996 in Tonneau et al, 2017).
Certains de ces observatoires, dits du foncier, traduisent le besoin de connaissances et d’informations face à l’ampleur et à la diversité des enjeux fonciers (acquisitions foncières à grande échelle, réformes foncières, conflits fonciers, etc.). Ils intéressent les décideurs, les acteurs de la société civile et les bailleurs du développement.
En témoigne l’intérêt qu’a reçu l’initiative Land Matrix, observatoire mondial sur les transactions foncières à grande échelle, ou l’observatoire national du foncier à Madagascar. Un observatoire foncier est un outil de collecte, de stockage et de gestion des données d’une part, et de production d’analyse et de restitution d’informations et de nouvelles connaissances, d’autre part (Grislain et al, 2018).
De par leur rôle et leur mandat, les observatoires fonciers se veulent être des instruments permettant d’améliorer la fiabilité des données, réduire les asymétries d’informations, promouvoir la transparence, et ainsi appuyer une prise de décision informée favorable à la participation citoyenne à la gouvernance foncière.
Mais répondent-ils à ces objectifs ? En effet, le nombre d’observatoires du foncier s’accroit, sans que la nature de ces structures et les liens entretenus avec l’action publique soient pleinement compris. La question des impacts effectifs des observatoires fonciers sur leurs champs d’observation et sur l’action publique de manière plus générale est posée.